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Lutter contre la prostitution

 


 

Aujourd’hui, l’Office central pour la répression de la traite des êtres humains (OCRTEH) estime à environ 30 000 le nombre de personnes prostituées en France.

La prostitution a changé de visage ces dernières années : elle est désormais largement issue des réseaux de traites internationaux : 83% des prostituées en France sont d’origines étrangères. Elles sont soumises à des réseaux proxénètes mafieux qui exercent des pressions, des menaces, des violences et des crimes, sur elles ou sur leurs proches.
La prostitution a des conséquences sanitaires et sociales dramatiques. Victimes de violences graves qui portent atteinte à leur intégrité physique et psychique, le taux de mortalité des personnes prostituées est six fois plus élevé que celui du reste de la population.

Selon une étude de l’Observatoire des drogues et de la toxicomanie publiée en 2004, l’usage de l’alcool et de produits stupéfiants est fréquent dans le milieu de la prostitution. Les drogues apparaissent souvent comme l’unique moyen de « tenir » dans un univers anxiogène et violent.

Le territoire ardennais est lui aussi touché par la prostitution.
Au sein du département, la prostitution est souvent considérée comme une activité occasionnelle apportant un complément indispensable de revenus pour les personnes qui la pratiquent. Il n’existe pas de lieux précisément identifiables de prostitution, il s’agit plus généralement du domicile, des zones fontalières, d’hôtels et bien souvent les prises de contact se font par le biais d’internet.

Une association ardennaise assure un rôle d’information auprès des personnes prostituées du département, en les conseillant et les orientant vers des structures spécialisées. Cette association, le CAARUD (format pdf - 54.7 ko - 07/05/2015) , gérée par l’association SOS Hépatites (format pdf - 50.3 ko - 07/05/2015) met notamment en place deux structures médico-sociales et un campig-car dont les buts sont de :

  • rencontrer les personnes prostituées, les orienter, les conseiller, les soutenir ;
  • mettre en place des accompagnements vers le dépistage du VIH, des hépatites et des IST (infections sexuellement transmissibles) ;
  • mettre à disposition du matériel de réduction des risques (préservatifs masculins, préservatifs féminins, gel lubrifiants, éponge vaginales, kits d’injection, kits bases…).